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mercredi 9 septembre 2009

CONCOURS DU MEILLEUR DISCOURS


Le Prytanée Militaire de Saint-Louis gagne le prix


Hier, s’est tenu au ministère des affaires étrangères le concours du meilleur discours des jeunes devant le parlement, sur la charte et les valeurs positives africaines. Une journée d’audition publique qui a regroupé dix jeunes candidats venus des différentes régions du Sénégal. Chacun, à tour de rôle a lu son discours devant un jury qui, au terme des différentes prestations a eu du mal à départager les différents candidats. Comme dans toutes les compétions il doit avoir un vainqueur et un vaincu alors, la production de Mohamed Mbougar Sarr du Prytanée Militaire Charles N’tchoréré de Saint-Louis a reçu le prix pour représenter le Sénégal en Ethiopie.



Tous les discours lus par les candidats étaient particulièrement intéressants et ont témoigné de la qualité des jeunes issues d’une sélection très sérieuse. Dans les textes des dix concourants l’assistance a retenu les propositions pertinentes d’une future jeunesse engagée pour une unité africaine. Pour nos candidats, les frontières ne doivent plus constitués un frein dans le processus de réalisation de l’unité africaine. Nous avons cependant prêté une oreille attentive au discours de Serigne Ndiagna MBACKE Elève en classe de 3e M5 au CEM Gaindé Fatma de MBACKE, candidat malheureux. Ndiagna pense que l’aspect sur lequel devrait débattre la charte africaine de la jeunesse, c’est l’agression culturelle et médiatique. En effet, les européens, après avoir essayé en vain, d’évangéliser et d’imposer leur culture, investissent aujourd’hui les médias pour atteindre leur objectif. Ils nous proposent des films qui traitent des thèmes de sociétés contraires à nos valeurs et réalités. Ces films n’ont pour but que de transformer nos jeunes en les obligeant à quitter leur propre culture pour adopter celle des blancs. C’est vrai que nous vivons dans un monde régi par les lois de la globalisation comme le brassage culturel. Les médias ont en effet, changé le rythme de vie de l’Afrique en général celui du Sénégal en particulier.

Pour Mohamed Mbougar Sarr du Prytanée militaire, lauréat du prix, la question d’Axelle Kabou « si l’Afrique refusait le développement ? » a suscité sa réflexion. Pour lui, « en dernière analyse, ce propos est d’une radicalité et d’une sévérité quelque peu exagérées». Pour le lauréat de ce concours, il est impératif que la jeunesse africaine s’investisse pleinement dans le développement du continent. Pour cela, elle doit se fonder sur des valeurs sures « ces mêmes valeurs sont souvent méconnues ou mal perçues des jeunes générations ». Selon lui, « pour que l’envol vers un développement durable soit possible, il faudrait que ces valeurs sus-évoquées cessent d’apparaître comme des idéaux chimériques et incompatibles avec notre présent pour devenir des réalités concrètes, senties, vécues et utilisées par tout jeune africain ayant en vue une Afrique forte, unie et indivisible ». Poursuivant son propos, cet élève de terminale au Prytanée militaire de Saint-louis a soutenu face au jury , « devant cette auguste assemblée, je plaide pour l’adoption dans la Charte Africaine de la Jeunesse, d’une loi donnant le Droit à tout jeune africain à une connaissance de son histoire, de son passé, et des valeurs positives sous-tendant la culture à laquelle il appartient». La deuxième place est revenue au représentant des jeunes avocats du Sénégal et Elisabeth de l’institut IAM s’est contentée de la troisième place.
Mandiaye Petty BADJI

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