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mercredi 21 octobre 2009

« FLAGRANTS DELIRES »


Ainsi parlait Macky Sall
Nommé Premier ministre le 21 avril 2004, directeur de campagne d’Abdoulaye Wade, lors de la présidentielle du 25 février 2007, et tête de liste lors des législatives passées, Macky Sall fait aujourd’hui partie de ceux qui critiquent et s’opposent à Abdoulaye Wade et à son parti, le Pds. Voici un rappel de quelques-unes de ses déclarations



Lors du Congrès d’investiture en vue de la Présidentielle 2007 tenue au Méridien Président, Macky Sall a tenu un discours mémorable. S’adressant à Abdoulaye Wade, il a déclaré : « Vous êtes pour le Sénégal et l’Afrique, ce que Napoléon fut pour la France. À chaque fois que l’on eut besoin d’un homme et d’un seul, tous les esprits se sont tournés vers vous, Maître … Comme Roosevelt qui, en 1919, tira l’Amérique de la grande récession par la politique des grands travaux, vous avez mis le Sénégal sur orbite pour en faire un pays émergent, grâce à vos vastes chantiers qui ont fini de redonner aux éléphants leurs couleurs naturelles ». Ainsi parlait l’actuel leader de l’APR qui est allé même jusqu’à revendiquer sa qualité de fils spirituel d’Abdoulaye Wade.

Dans un entretien du jeudi 5 juillet 2007 avec le site "Innovation démocratique", il a déclaré, parlant de Me Wade :

« Je ne vais pas revendiquer l’exclusivité de cette qualité (fils spirituel), mais naturellement, je suis son prolongement en tant que son proche collaborateur, son premier collaborateur au niveau de l’État, au niveau du parti, le Pds. Il m’a fait confiance pour ces élections qui étaient des élections capitales pour lui, puisqu’il s’agissait de sa réélection. Il m’a aussi fait l’honneur de diriger cette liste Sopi qui regroupait non seulement les hauts responsables du Pds, mais aussi beaucoup de leaders politiques qui ont leurs propres partis. Je pense que tout cela est l’expression d’une confiance. J’ai essayé autant que faire se peut de mériter cette confiance. Je peux donc me considérer comme l’un de ses fils spirituels ».

A la question de savoir s’il était optimiste pour le Sénégal, avec Wade à sa tête, il a déclaré : « je suis très optimiste même. Optimiste parce que je connais l’ambition que le Président a pour le Sénégal. Nous avons commencé à réaliser cette ambition. Cette réalisation a connu un coup d’accélérateur à partir de 2004, je ne le dis pas parce que j’ai été nommé Premier ministre cette année-là, mais réellement, les choses visibles ont commencé à sortir de terre en 2004, et cette ambition est encore grande par rapport à tout ce qui nous reste à faire. Je crois savoir que dans le domaine économique, dans le domaine de l’éducation, dans le domaine des infrastructures, de la redistribution des revenus, surtout, dans le domaine de l’intégration économique africaine et de l’Union Africaine, nous avons de grands chantiers à réaliser et le président Wade est sur ces différents terrains où il joue un rôle extrêmement important à l’échelle du continent et aussi à l’échelle nationale. J’ai donc des raisons d’espérer que le Sénégal est sur la bonne voie ».

A l’endroit d’Idrissa Seck qui clouait au pilori son ancien mentor, il disait : « l’histoire et les Sénégalais jugeront ceux dont la virulence des attaques d’aujourd’hui, n’a d’égal que l’emphase de leurs éloges d’hier. La main qui donne est toujours au-dessus de celle qui reçoit…Ce pays, le Sénégal, est une démocratie multiséculaire, résultat d’une œuvre de construction historique à laquelle le Président Abdoulaye Wade a pris une part prépondérante ». Ces propos qu’il avait tenus à l’endroit d’Idrissa Seck ne s’appliquent-ils pas à lui ? En tout cas, il s’est retrouvé dans la même situation. Aujourd’hui, il a fait un virage à 180°.

Le lundi 23 mars 2009, après les premières tendances des élections locales 2009, il s’est exprimé sur les ondes de Sud Fm. « ces résultats prouvent que les populations ont repris leur souveraineté. Malgré les tonnes de riz et les sommes importantes d’argent distribuées, la coalition Sopi a été battue à plate couture. Les populations ont montré qu’on ne peut pas les acheter. Ils doivent partir, si les Sénégalais n’ont plus confiance en eux », conclut Macky Sall.

Le 16 septembre, en marge d’un séjour de deux jours à Diourbel, il a déclaré : « Je voudrais mettre fin à ces supputations : je ne retournerai plus au Pds. Je refuse de cheminer avec des personnes sans conviction ». Interpellé sur l’éventualité d’une suppression du second tour à la Présidentielle de 2012, il a soutenu : « je rejette tout tripatouillage de la Constitution et de la loi électorale. Si jamais une telle chose se produisait, je n’hésiterais pas, avec mes militants, à descendre dans la rue avec ou sans autorisation. Il est inconcevable qu’on foule du pied les principes démocratiques et qu’on recule de cent ans. Si d’aventure cela se produisait, ils nous trouveront sur leur chemin et ils seront responsables d’avoir mis le Sénégal dans l’aventure ».

Par Mouhamed Diaw

mardi 20 octobre 2009

LEGISLATIVES AU NIGER: que fera maintenant la CEDEAO


Pour une fois, on peut dire aux chefs d’Etat des pays membres de la CEDEAO, bravo ! Car, le fait n’est pas si courant, que ces dirigeants se mettent d’accord sur des sujets aussi complexes et qui concernent leur pair.


Réunis à Abuja au Nigeria où ils avaient à se pencher sur deux dossiers majeurs qui écornent franchement l’image du continent, l’un relatif à la Guinée et l’autre au Niger, ceux-ci ont, entre autres décisions, adjoint leur homologue du Niger, Mamadou Tandja, de reporter à plus tard les législatives। Des législatives qui doivent, en principe, se tenir aujourd’hui même, marquant ainsi l’entrée du Niger dans une nouvelle ère politique : celle de la VI République। Bien entendu, une chose est de taper du poing sur la table, une autre est de susciter quelque frayeur de la part de celui qu’on veut intimider। En ce qui le concerne, le pouvoir de Tandja s’est-il laissé perturber par les injonctions de la CEDEAO ? En apparence, non, si on s’en tient, du moins, à la rapide réaction de celui-ci, qui n’a été autre que de réaffirmer à la face du monde entier que les législatives se tiendront bel et bien à la date arrêtée. Au-delà de sa décision par-dessus tout courageuse, on peut en revanche se demander si la démarche de la CEDEAO a été bonne et si, finalement, elle n’a pas apporté des verges pour se faire fouetter par le régime de Tandja. De fait, la décision de l’organisation sous-régionale paraît intervenir assez tard, puisqu’elle est tombée seulement l’avant-veille de la consultation électorale que s’apprêtait à organiser le Niger. Alors, les choses sont-elles allées si loin qu’elles interdisent au pouvoir nigérien tout retour en arrière ? En tout cas, pousser le président Tandja à reculer, à l’étape où il en était, c’était comme exiger d’autrui qu’il se livre au jeu difficile du coït interrompu. A deux doigts du plaisir de voir enfin l’élection se tenir, il fallait donc, pour Tandja, que ce rêve se réalisât, et l’on voit mal comment ce dernier aurait pu bouder un tel délice ! Cela d’autant plus que l’organisation de ce scrutin viendra renforcer les assises de "sa" nouvelle république qu’il s’est évertué à bâtir.Le Niger resté donc, comme on le voit, sourd aux injonctions de la CEDEAO, que fera, à présent, l’institution qui, visiblement, peine à se faire respecter ? De quels moyens dispose-t-elle pour se faire entendre et surtout se faire obéir ? Quelle sera maintenant son attitude vis-à-vis des nouveaux élus nigériens ? Les reconnaîtra-t-elle ou, mieux, pourra-t-elle aller jusqu’à envisager des sanctions à leur encontre, telles des interdictions de voyager dans l’espace communautaire ? En tout état de cause, il apparaît clairement que cette institution joue plus que jamais sa crédibilité. Déjà, il est question d’exclure ce pays du cercle des prétendants à l’organisation de toute manifestation chapeautée par l’institution communautaire.Bien d’autres sanctions seraient en cours. Mais, à dire vrai, que vaudront-elles aux yeux du pouvoir nigérien ? Pourront-elles empêcher Mamadou Tandja et son régime de dormir ? Rien n’est moins sûr. En vérité, si l’homme qui préside aux destinées du Niger depuis bientôt une décennie, se croit en droit de s’accorder tout ce qu’il veut, c’est que très peu, parmi ses pairs de la CEDEAO et du continent africain en général, sont bien placés pour lui donner des leçons de morale. Champions des tripatouillages constitutionnels et autres avanies à la démocratie, quel tort Mamadou Tandja aurait-il à renvoyer certains de ces dirigeants à leurs choux ; à les inviter à commencer par balayer devant leur porte ? On peut, à cet effet, comprendre qu’entre chefs d’Etat africains, deux courants se dégagent parfois quand ils sont appelés à prendre de grandes décisions de gouvernance politique pour l’intérêt du continent. D’un côté, des partisans de la manière forte, qui, n’ayant aucun complexe à se faire quant à leur bonne tenue démocratique, sont d’avis qu’on remonte ici et maintenant les bretelles à tous ces dirigeants qui s’écartent si dangereusement du chemin de l’orthodoxie démocratique, au point de mettre non seulement leur nation en péril, mais plus grave, toute la sous-région. De l’autre côté, des adeptes de la méthode douce, dont certains hésiteraient à trop mettre sur la sellette un pair au risque de faire leur propre procès. Et, encore une fois, on en vient à mettre le doigt sur un chancre mou de l’Afrique, qui retarde sérieusement son développement : l’habitude qu’ont ses dirigeants à confectionner des textes, à ériger des règles qu’ils ne sont pas prêts à appliquer à eux-mêmes. Mandatée par la CEDEAO pour prendre langue avec les autorités nigériennes et obtenir de celles-ci qu’elles reviennent sur leur décision, la présidente du Liberia, Ellen Johnson Sirleaf, n’a certainement pas été désignée au hasard. Son choix revêt tout un symbole. Revenu de très loin, son pays est aujourd’hui, sur le continent, un assez bel exemple de démocratie. Une démocratie dont elle-même aura contribué à dégager la voie, en accédant au pouvoir par la voie des urnes. Ce n’est pas à elle que Mamadou Tandja pourra dire de retourner à son maigre potager démocratique pour s’occuper de ses oignons pourris !Reste que, comme on le sait, le choix de la présidente pour obtenir le report du scrutin, n’aura pas permis d’infléchir la position de Tandja. Les autorités nigériennes justifient leur refus du report du scrutin législatif par ce qu’elles qualifient de réponse à donner à une "exigence démocratique". Comme si, par ce report, il était question qu’elles ramât contre le très faible courant de la démocratie qui caractérise aujourd’hui le Niger. Une démocratie que beaucoup d’Africains, bien plus que les autorités nigériennes, souhaitent voir renforcée et consolidée."Le Pays"






Sénégal-FMI: petits cadeaux entre amis...


Évidemment, ce n’est pas la première fois qu’un diplomate ou un fonctionnaire international reçoit une mallette à la fin d’une mission. Mais, d’habitude, personne n’en sait rien. Soit il refuse sur le thème : « C’est très aimable à vous, mais je n’ai pas le droit d’accepter. Pensez à vos bonnes œuvres… » Soit il accepte et part avec l’argent, ni vu ni connu.
Pourtant, le 25 septembre à Dakar, tout déraille. Ce jour-là, le représentant du Fonds monétaire international (FMI), l’Espagnol Alex Segura, achève une mission de trois ans au Sénégal. Pour l’occasion, Abdoulaye Wade l’invite à dîner au palais présidentiel. Quelques heures plus tard, il prend l’avion pour l’Europe avec une valise pleine de billets. Le lendemain, à son arrivée à Barcelone après un transit à Paris, il contacte le bureau d’éthique du FMI, qui lui demande de rendre l’argent au plus vite. Il remet alors la précieuse mallette à l’ambassadeur du Sénégal à Madrid.
Pendant deux semaines, rien ne se passe. Mais le 9 octobre, l’affaire sort dans la presse sénégalaise. Aussitôt, c’est le tollé. À Dakar, l’embarras est manifeste. Le ministre de la Communication dément : « Le gouvernement n’est impliqué ni de près ni de loin dans cette affaire. » Mais à Washington, le FMI confirme : « Le cadeau monétaire a été rendu aux autorités sénégalaises. » Le Fonds parle d’une somme « substantielle ». La presse sénégalaise évoque un montant – passablement exhorbitant – de 500 millions de F CFA (762 000 euros) ! Invérifiable. Ce qui est sûr, en revanche, c’est qu’Alex Segura a d’abord accepté le cadeau, avant de se raviser. Et bien entendu, c’est là que le bât blesse…
Maladresse, étourderie ?
Pour sa défense, le fonctionnaire international affirme qu’il a été piégé. En public, il ne dit rien, mais en privé, il livre une version cohérente des faits. Selon son récit, la mallette lui a été remise au palais avec un cadenas à code. Il n’a donc pas pu l’ouvrir immédiatement. Dans le véhicule qui l’emmenait à l’aéroport, il a composé le code de base : quatre zéros. Bingo. Il s’est alors interrogé. Faut-il laisser la valise au salon d’honneur de l’aéroport ? Selon une bonne source, il a eu peur du scandale. Il a donc décidé d’embarquer avec son colis et de régler tout cela discrètement à son arrivée à Barcelone.
Ce récit tient debout… à un détail près. Pourquoi Segura a-t-il accepté de prendre cette valise ? Pourquoi, au moment où un homme du Palais lui a tendu l’objet, a-t-il « oublié » la règle de base de tout fonctionnaire international : jamais de cadeau en mission ? C’est la question clé. Et c’est sans doute la raison pour laquelle Washington communique très peu, et l’intéressé pas du tout.
À partir de là, deux hypothèses. Soit Segura a commis une énorme étourderie – prendre la mallette – doublée d’une grosse maladresse – ne pas la rendre dans l’heure qui suit ; soit il s’est laissé tenter, s’est fait repérer lors d’un contrôle à Paris ou à Barcelone sans être arrêté – il était muni d’un passeport diplomatique, et a renvoyé le colis encombrant.
Reste la question de l’identité du corrupteur. Pourquoi la présidence sénégalaise, qui, il convient de le rappeler, nie être à l’origine de la remise de la valise, aurait-elle « cadeauté » Segura ? Pour discréditer un représentant du FMI qui s’était montré intraitable sur les dérives budgétaires de l’État ? « Non, c’est un jeu trop dangereux. Wade ne peut pas prendre le risque de se mettre à dos le FMI », affirme un familier du Palais. « Le président aura voulu faire coup double : avoir un bon rapport de fin de mission et un allié à Washington. » Le coup est raté, et le Sénégal en sort pour le moins éclaboussé. On attend avec impatience les résultats de l’enquête diligentée par le FMI…

Visite d’hommes d’affaires américains : le Sénégal choisi pour sa ’’proximité géographique’’


Le choix de la délégation des chefs d’entreprises américaines de venir en premier au Sénégal avant de se rendre dans d’autres pays de la sous région est dû à sa proximité géographique avec l’Occident, a expliqué le chef de la délégation américaine des chefs d’entreprises Américaines, Audrey Edmonson।


‘’Le choix du Sénégal par les opérateurs économiques de Floride est important. Il est dû en partie à la proximité géographique du Sénégal par rapport à l’occident’’, a expliqué la commissaire du comté de Miami Audrey Edmonson, lors de la cérémonie d’ouverture de la rencontre, à Dakar, entre les opérateurs sénégalais et américains.
A la tête d’une délégation composée de 13 chefs d’entreprises de Floride membres du Consortium international de commerce de Miami, Mme Edmonson a soutenu que ‘’le but de cette mission est de consolider les liens d’échanges de partenariats économiques entre Miami et le Sénégal, et de consolider les liens de commerce‘’.
La rencontre entre les opérateurs sénégalais et américains entre dans le cadre de la promotion de la coopération économique entre les Etats-Unis et le Sénégal. Elle vise également à renforcer les liens culturels entre les villes de Miami et Dakar.
Sur ce point Audry Edmonson a annoncé que la ville de Dakar et celle de Miami ont scellé lundi un accord de jumelage.
Pour sa part, le sénateur de l’Etat de Floride Tony Hill a souligné que les chefs d’entreprises ‘’sont contents’’ d’être là pour construire une relation partenariat durable avec la Chambre de commerce d’industrie et d’agriculture de Dakar (CCIAD).
Il a invité la CCIAD a effectué une visite en Floride pour consolider le partenariat et le rendre ‘’fructueux’’.
La Floride est le quatrième Etats des Etats-Unis d’Amérique de par son PIB qui s’élève à 74,8 milliards de dollars et représente eu peu plus de 5% du PIB américain। Le revenu par habitant est de 33,47 dollars.


AB/AD

La face cachée de l’intégration




Installés au pays de la Teranga depuis plus d’un siècle, les Libanais sont considérés comme des « Sénégalais entièrement à part ».


Les Libanais ont-ils de vilains défauts ? Si l’on en croit nombre de Sénégalais, « ils adorent l’argent », « ce sont de grands fraudeurs », « ils sont trop riches » et, pour couronner le tout, « ils sont racistes ». Mais cette piètre opinion affichée à l’égard « des fils du pays du Cèdre » s’apparente plus à des clichés ressassés qu’à une réalité vécue au quotidien. D’ailleurs, depuis une dizaine d’années, il y a comme un rapprochement entre les « Sénégalais bon teint » et ces milliers de Libano-Sénégalais, qui pour beaucoup n’ont jamais mis les pieds dans leur pays d’origine, ont oublié la langue arabe et maîtrisent parfaitement le wolof. Autre signe d’intégration : ils ne vivent pas en vase clos. Eux aussi sont frappés par la pauvreté.


Environ 60 % de pauvres
« On peut affirmer sans exagérer qu’environ 60 % d’entre eux sont pauvres ou connaissent de sérieuses difficultés financières », assure Dalale Derwiche, la présidente de l’association de femmes Al-Hoda (« Sur la bonne voie »). En vingt ans, leur niveau de vie s’est considérablement dégradé. « Dans les années 1970, nous assurions une aide ponctuelle. Actuellement, nous soutenons une quarantaine de familles. Le plus souvent, elles n’arrivent pas à payer les loyers, la scolarité des enfants ou les soins de santé », ajoute Dalale.
Ce phénomène s’est accentué dans les années 1990 avec l’arrivée massive dans le petit commerce des « Baol-baols ». Ces Sénégalais pour la plupart mourides (confrérie islamique très active dans les affaires) ont investi l’agro­alimentaire, l’électroménager et le textile, longtemps dominés par les Libanais. Face à cette concurrence, beaucoup ont dû fermer boutique. Quelques-uns se sont reconvertis dans la petite industrie. D’autres sont allés tenter leur chance ailleurs, en Gambie, en Guinée-Bissau, en Guinée-Conakry et en Côte d’Ivoire… Entre 1970 et 2009, la communauté est ainsi passée de 50 000 membres à moins de 30 000. Rares sont ceux qui retournent vers la terre de leurs ancêtres, où ils n’ont plus guère d’attaches. Exceptés quelques privilégiés qui ont acquis des terrains et des biens immobiliers.
Ceux qui ne veulent pas quitter le Sénégal – la plupart y sont nés – s’installent dans les villes de l’intérieur ou dans la banlieue dakaroise, car la vie y est moins chère. L’association Al-Hoda constate qu’ils sont de plus en plus nombreux à Pikine et Guédiawaye. Le plus souvent, il s’agit de métis et de couples mixtes. Malgré la bonne entente entre les communautés, le métissage est encore mal vu. Alors, quand ça va mal, on s’en va et on recherche un certain anonymat.
C’est à Guédiawaye, dans un petit appartement qu’il partage avec sa mère, son demi-frère, son épouse sénégalaise, ses cinq enfants et deux locataires, que Mounir Safieddine, 47 ans, a reçu Jeune Afrique. Hormis sa couleur de peau, rien ne différencie Mounir de ses amis sénégalais. Il manie le wolof à merveille et se dit parfaitement intégré. Il a grandi dans ce quartier, accueilli par une famille sénégalaise. « Après la séparation de mes parents [une mère métisse et un père libanais], moi et mes deux frères nous avons été rejetés à cause de nos origines africaines », explique-t-il avec pudeur. Seul un oncle paternel est resté en contact.
Pourtant, et paradoxalement pourrait-on ajouter, la très grande majorité des Libanais affiche avec fierté sa nationalité sénégalaise. Et en de nombreuses occasions, elle laisse exploser sa « sénégalité ». Par exemple, lors des matches de football. Quand la sélection nationale, les Lions de la Teranga, dispute une rencontre importante, les jeunes Libanais portant des tee-shirts aux couleurs du pays enfourchent des scooters et sillonnent Dakar en agitant des drapeaux vert-jaune-rouge. Pour eux, il n’y a aucun doute, ils sont sénégalais. Oui, mais des citoyens à part.
Absence sur la scène politique
« Ils s’engagent très peu en politique et, à quelques exceptions près, n’ont jamais occupé de hautes fonctions dans l’administration. Il n’y a jamais eu de ministres libanais », constate Haïdar el-Ali, deuxième vice-président du Conseil régional de Dakar, fondateur de la Fédération démocratique des écologistes du Sénégal (FDES), un parti d’opposition. Pour lui, ses compatriotes ont peur de s’engager à cause des préjugés. Aly Saleh, un métis, a été maire de Dahra (capitale économique du Djolof, à 280 km de Dakar) pendant dix-huit ans et a milité avant l’indépendance dans les formations qui donnèrent naissance au Parti socialiste. Il connaît « très bien le problème », mais ne veut pas en dire plus. « Sujet trop sensible et douloureux » pour un homme qui a été membre d’un cabinet ministériel de 1962 à 1967, sénateur de Linguère en 1999 et premier questeur du Sénat. « Je n’ai jamais eu de difficultés avec les populations, qui sont beaucoup plus préoccupées par les actions du candidat que par ses origines », glisse-t-il.
« Le problème est plutôt du côté de l’élite intellectuelle, qui a du mal à nous accepter au sein des instances dirigeantes », soutient pour sa part une personnalité libanaise sous le couvert de l’anonymat. Selon elle, ses compatriotes s’intéressent pourtant de plus en plus à la vie publique et aimeraient y participer. « Lors de la présidentielle de 2000, pour la première fois, beaucoup sont allés voter », soutient-elle. Un premier pas vers une citoyenneté pleine et entière.
« Au Sénégal, nous n’avons pas de problèmes ethniques mais l’intégration des minorités n’est pas une évidence. On nous considère encore trop souvent comme des Sénégalais entièrement à part », résume Fayçal Sharara, vice-président du patronat, issu de la grande famille des Sharara. « Les choses avancent tout de même, et lorsque j’ai été le président de l’Institution de prévoyance retraite du Sénégal [Ipres], de 2001 à 2003, quasiment personne n’a évoqué mes origines », conclut cet homme de 60 ans, retiré des affaires mais bien décidé à peser au sein de la société civile sénégalaise.

La mue de Moussa Dadis Camara, homme providentiel de Guinée devenu autocrate


En l'espace de dix mois, depuis sa prise de pouvoir, le statut de Moussa Dadis Camara a beaucoup changé. D'homme providentiel promettant de sortir du néant un pays saigné par la lente agonie du régime de Lansana Conté (1983-2008), il est dorénavant perçu comme un dangereux chef de clan, responsable moral, voire direct, de la mort de plus 150 opposants lors de la manifestation pacifique du 28 septembre à Conakry. Il en répondra devant la commission d'enquête internationale qui a commencé son travail, lundi 19 octobre.

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Les faits

Extérieurement, le capitaine Dadis est resté le même. Même treillis, même béret rouge vissé de travers sur sa tête, même visage tendu par sa prochaine colère. Dadis Camara n'a pas non plus déménagé du camp militaire Alpha Yaya Diallo, où il a greffé le coeur du pouvoir, refusant d'emménager dans le palais présidentiel. "Le peuple m'aime parce que je suis l'un des leurs. Je suis né dans une hutte", aime-t-il à répéter.
Mais, au-delà des apparences, la nature profonde du capitaine s'est révélée : autocratique et manipulateur. Avant même le 28 septembre, l'opposition guinéenne et une partie de la communauté internationale lui demandaient déjà de quitter le pouvoir. Mais Dadis Camara, originaire de Nzérékoré, dans une Guinée forestière qui n'avait jamais donné de dirigeant au pays, s'accroche à un pouvoir auquel il n'avait sans doute jamais rêvé.
A la mort de Lansana Conté, le 22 décembre 2008, Dadis Camara a pris de vitesse les autres groupes et clans placés en embuscade. Et ramassé un pouvoir déliquescent. Les Guinéens découvrent alors leur nouvel homme fort, chef d'un Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD) et président autoproclamé de la Guinée. La veille encore, il n'était que l'obscur chef de l'approvisionnement en hydrocarbure de l'armée, formé en partie en Allemagne.
La population l'accueille avec enthousiasme. Les institutions sont discréditées. Le militaire est jeune et dit les mots que tout le monde veut entendre : "châtier les profiteurs" et les narcotrafiquants, restaurer l'ordre.
Certes, le propos n'est pas toujours cohérent et la mise en scène déroutante. Le secrétaire d'Etat français à la coopération, Alain Joyandet, venu début janvier à Conakry pour arracher un calendrier de transition démocratique, en fit l'expérience. Loin des lambris des salons présidentiels, le ministre français fut tardivement reçu à Alpha Yaya par "Dadis" dans une ambiance de mess de sous-officiers. Le "tête-à-tête" se déroule devant un bruyant parterre de militaires en treillis, certains ronflant. Avec des accents quasi mystiques, le capitaine se disait "investi d'une mission divine", prêt au "sacrifice" pour nettoyer les écuries guinéennes. Mais surtout, il s'engageait à rendre rapidement le pouvoir aux civils. Parole de militaire, sur le bureau duquel trônent la Bible et le Coran.
Puis le capitaine semble avoir pris goût aux responsabilités, persuadé d'être le seul capable de tenir une armée clanique, source d'insécurité plutôt que de stabilité. Progressivement, il est apparu que sa conception de la transparence et de la concertation ne dissimulait rien d'autre qu'un féroce appétit pour l'exercice personnel du pouvoir.
Le gouvernement fantoche du premier ministre technocrate Kabinet Komara - sans budget depuis le début de l'année - était réduit à de la figuration, ou à servir de punching-ball lors de ces désormais célèbres séances télévisées improvisées que les Guinéens eurent tôt fait de qualifier de "Dadis show". En direct, Dadis y démet les dirigeants qui lui déplaisent, ordonne des arrestations, humilie l'opposition.
Tant et si bien qu'en quelques mois Dadis Camara réussit la prouesse d'unir contre lui, au sein du Forum des forces vives, un très large front syndical et politique jusqu'alors fortement désuni.
Car le folklore du "Dadis show" cache une stratégie. Est-il inspiré par son "homologue" mauritanien Mohammed Ould Abdel Aziz, ancien militaire putschiste légitimé, cet été, par les urnes ? Toujours est-il que, reniant ses engagements, Dadis Camara prépare "son" élection de janvier 2010. Et cadenasse son pouvoir. Il nomme ses préfets, court-circuite les juges, met la Banque nationale à ses pieds, place ses hommes ou ceux de ses proches à la douane, au port, dans les grandes entreprises... Une dizaine de ministres sont, comme lui, des "Forestiers".
Et dans l'armée, Dadis s'appuie sur une poignée de militaires sulfureux. Il y a le "Forestier" Claude Pivi, dit "Coplan", mouillé dans la répression sanglante des manifestations de 2007. Ce chef des bérets rouges de la garde présidentielle aurait perdu de son influence ces dernières semaines au profit de Toumba Diakité, un Malinké.
Cet aide de camp de "Dadis", médecin militaire de formation, conduisait les bérets rouges au stade pour la tuerie du 28 septembre. Le troisième homme est le ministre de la défense, numéro deux de la junte, le colosse taiseux Sékouba Konaté, dit "Parousky" - sans doute en référence à son père formé en ex-Union soviétique au temps de la dictature de Sékou Touré (1958-1984). Son autre surnom : "El Tigre", pour sa férocité éprouvée dans les guerres du Liberia et de Sierra Leone. L'avenir de la junte dépend des relations complexes et opaques qui unissent ces hommes. "Un équilibre de la terreur", précise Aliou Barry, spécialiste des questions de défense.
Cet équilibre a été mis à mal le 28 septembre. Qui, en effet, portera le chapeau du massacre ? Aujourd'hui, placé sous la pression internationale, Dadis Camara temporise. Et s'il parvient à passer au travers de la tempête, Conakry craint le pire. A l'image de Mamadi Kaba, du Réseau africain de défense des droits de l'homme (Raddho) : "S'il reste, il se vengera des hommes politiques, des humanitaires, des journalistes. Il sera pire que Sékou Touré", redoute M. Kaba.
Christophe Châtelot

jeudi 15 octobre 2009

Sarkozy plagie les présidents africains



La triche vient de l’Europe ou de l’Afrique ?

Le président français Nicolas Sarkozy croyait que nous africains nous ne sommes pas ses paires mais maintenant certains parmi nous lui ont montré la voix. La triche vient de l’Europe ou de l’Afrique comme ils nous ont inculqué un certains virus que nous ne voudrions jamais nommé. « Tous les maux viennent du Sud » d’après leur compréhension.



Nous avons l’habitude de décortiquer l’actualité africaine à travers nos présidents. Aujourd’hui c’est le président de la troisième grande nation qui soutien la candidature de son fils à un poste stratégique qui est le quartier des affaire de la défense. On se demande si c’est pour soigner ses arrières ou autre choses. Sarkozy à choisi son fils comme l’aurait fait l’autre… Depuis un certains temps la presse international réagi face à une situation que plusieurs considérée illégitime face au flot de critiques concernant la probable arrivée à la présidence de l'Établissement public d'aménagement de La Défense sous Jean Sarkozy fils du président de la république de France. A 23 ans, Jean Sarkozy défend sa "légitimité" pour diriger et prendre les rênes, le 4 décembre. Son arrivée programmée à la tête de la structure provoque un certain malaise au sein de l’UMP et fait réagir les médias dans le monde. Pourtant Sarkozy père n’hésitait pas de confier les dossiers du ministère de l’intérieur à son ex épouse. Dire que 100 africains c’étaient réuni lors de la visite fâcheuse en Afrique du président de la république française pour lui donner une réponse à travers ceux qu’ils ont appelé ‘livre rouge’. Des sources concordantes ont confirmé à l’AFP que le président avait refusé un décret qui aurait permis le maintient de l’actuel président de l’Epad, la société d’aménagement de la défense, auquel Jean Sarkozy23 ans sans diplôme universitaire ambitionne à succéder. Cependant petit Sarko je défend en disant : Je tire ma légitimité de l'élection et du suffrage universel. Je suis un élu comme les autres [...]. Les attaques et les critiques font partie du jeu politique. Je n'ai pas envie de me plaindre, j'ai envie d'agir." Que doivent dire les autres fils des présidents africains plus mures et plus diplômé ?



Mandiaye Pety BADJI


mercredi 7 octobre 2009

- CHEIKH SECK PDT DU CONSEIL RURAL DE NDINDY ET LA SUPPRESSION DU 2ND TOUR DE L’ELECTION PRESIDENTIELLE


« S’il faut mourir, nous allons mourir pour que la démocratie soit sauvée ! »

NETTALI.NET - Supprimer le second tour lors de l’élection présidentielle au Sénégal ! Officiellement, le président Wade n’a pas encore émis un tel souhait, mais il serait à l’origine de la rumeur par le biais des déclarations de son ministre des Collectivités locales, Aliou Sow. Comme une traînée de poudre, cette annonce suscite les réactions les plus courroucées de l’opposition et de la société civile. La dernière en date ? Celle de Cheikh Seck, ancien patron des jeunesses socialistes…

Le projet prêté à la majorité présidentielle de supprimer le second tour de l’élection présidentielle continue à faire des vagues. C’est Cheikh Seck, le président du conseil rural de Ndindy, un village fondé par Serigne Fallou Mbacké dans la région de Diourbel, qui vient de secouer le cocotier en se disant foncièrement contre le projet. Normal, il est membre du bureau politique du Ps, ancien secrétaire général des jeunesses socialistes.
La loi électorale en vigueur stipule, grosso modo, que si le candidat arrivé en tête du scrutin n’arrive pas obtenir plus de 50% des suffrages exprimés, il est obligé de faire face à son principal challenger pour un deuxième tour. « Je ne pense pas que le second tour supprimé parce que jusqu’à présent, ce sont des rumeurs. Aucun projet de loi n’a encore été déposé dans ce sens à l’Assemblée nationale par le gouvernement, ni une proposition de loi venant d’un député. Mais c’est un débat qui est agité ces derniers jours et ce serait un recul démocratique extrêmement grave », a expliqué le remplaçant de feu Papa Babacar Mbaye à la tête des jeunes du Ps dans les colonnes du « Quotidien ».
« Wade est capable de tout. Cela ne nous surprend pas, mais qu’il sache que le Sénégal ne lui appartient pas et qu’il n’appartient pas à son fils », a poursuivi Cheikh Seck qui présidait le week-end dernier la finale de football dotée de la coupe du président du conseil rural. Le second tour lors de la présidentielle a été une longue exigence de l’opposition avant l’alternance politique survenue en 2000. Dans le cadre d’un Code électoral consensuel, l’ancien président Abdou Diouf avait accepté le principe du second tour et « le quart bloquant » qui exigeait 25% des votants pour être déclaré élu au premier tour.
« Faire passer ce projet aujourd’hui équivaudrait à passer sur des cadavres. En tout cas, nous au niveau du Ps, nous nous y opposerons jusqu’à la dernière énergie. S’il faut mourir, nous allons mourir pour que la démocratie soit sauvée, pour que la République soit sauvée, mais nous ne laisserons pas Wade continuer à piétiner les acquis démocratiques de ce pays », a conclu le président du conseil rural de Ndindy.

vendredi 2 octobre 2009

Des photos de Guinéennes maltraitées lundi circulent sur le Net



droits des femmes Guinée manifestations violence
Des images qui circulent sur le Net montrent des Guinéennes déshabillées et humiliées en pleine rue, lors de la répression de la manifestation organisée lundi par l'opposition au stade de Conakry. L'un de nos contacts affirme avoir assisté à la scène qui figure sur cette photo.




Plusieurs photos de femmes mises nues et humiliées par des militaires ont été postées sur le forum "Guinée News", le 30 septembre, et envoyées aux Observateurs de FRANCE 24. Nous ne publions que l'un de ces clichés, après avoir flouté le visage de la victime.

Le haut commissaire des Nations unies en charge des Droits de l'Homme, Navi Pillay, a réclamé une enquête sur les exactions commises par l'armée. Elle exige également que "les auteurs d'exécutions sommaires, de viols et d'autres violations des droits de l'Homme soient traduits en justice".
Contributeurs

Lamine Camara

Nankouma
"J'ai aperçu plusieurs autres femmes se faire bastonner par des militaires"
Lamine Camara (pseudonyme) est journaliste pour une radio guinéenne. Il affirme avoir assisté à cette scène.

Je couvrais la manifestation pour ma radio. Tout le monde a courru pour essayer de se sauver, après que les premiers coups de feu ont retenti. C'est à ce moment là que j'ai vu cette femme, devant l'une des deux sorties du stade. Elle était au sol, un militaire était en train de la déshabiller. Je ne sais pas ce qui s'est passé ensuite. Nous devions fuir. Mais, pendant ma course, j'ai aperçu plusieurs autres femmes se faire bastonner par des militaires. À chaque fois que les soldats attrapaient l'une d'elles, ils lui demandaient ce qu'elle faisait là et pourquoi elle manifestait. Je n'avais jamais entendu parler de tels incidents en Guinée. Les Guinéens ont été choqués par ces actes."

Lamine Camara
Guinea
Journalist
"Ce n'est pas ma sœur. J'en fais ce que je veux !"
Nankouma, journaliste, était lui aussi présent à la manifestation. Il n'a pas vu la personne photographiée ci-dessus, mais a été témoin de violences contre d'autres femmes.

Je peux affirmer que plusieurs femmes ont été maltraitées. Quand on a entendu le crépitement des armes des militaires et qu'ils ont pris le contrôle des lieux, la confusion s'est installée. Les soldats étaient armés jusqu'aux dents. Les manifestants essayaient de défoncer le portail du stade pour sortir. En passant devant les toilettes des femmes, dans la 'Cour' [le stade où a eu lieu la tuerie est situé sur une esplanade que les Guinéens appellent la 'Grande Cour'], j'ai vu un soldat déchirer le jean d'une femme. Au même endroit, il y en avait cinq autres, dont une âgée de plus de 60 ans, nues au milieu de la foule. Elles n'étaient plus entre les mains des militaires. L'une d'elle, à terre, criait et pleurait. Elle venait peut-être de se faire violer. Presque personne n'a réagi, car nous étions tous à la merci des militaires. J'ai vu deux gendarmes essayer d'intervenir pour que les soldats laissent partir les femmes. Mais l'un d'eux a crié : 'Pourquoi n'est-elle pas à la maison ? Pourquoi n'est-elle pas au foyer ? Ce n’est pas ma sœur. Ce n’est pas ma cousine. J'en fais ce que je veux !'"

MOUVEMENT DE CONTESTATION À SACRE CŒUR-MERMOZ




Barthélémy DIAZ au centre d’une malversation financière


C’est dans un élan de contestation empreint de dénonciation qu’un groupe de jeunes élus locaux de la commune d’Arrondissement de Sacré Cœur-Mermoz ont convié la presse hier, pour clamer haut, les malversations dont leur maire, Barthélémy Diaz serait l’initiateur. Pour ces jeunes conseillers municipaux qui ont tenu d’emblée à signaler que leur campagne d’alerte et de dénonciation n’a strictement rien à avoir avec le personnage de Barthélémy et que c’est son statut de maire qui fait fonctionner la commune au mépris des textes de loi de la décentralisation qui est indexé.


Ces conseillers représentés par Abou Sané de la Coalition Sopi, Ababacar Diaïté (Benno), Alioune Badara Sané (Benno)…, par la voix de leur porte parole du jour Moussa Diakhaté, ont tenu à exprimer toute leur désolation face au comportement du maire qui, chaque jour, pose des actes qui tranchent d’avec les idéaux pour lesquels ils s’étaient tous mobilisés pour battre l’ancienne équipe lors des dernières élections locales. Dans les faits, il est reproché au maire Barthélémy Diaz de fouler au pied l’article 164 qui stipule qu’aucun conseiller n’a le droit de travailler au niveau de la mairie. Or, constate le groupe à Moussa Diakhaté « Barthélémy est entouré dans son cabinet de conseillers qui lui sont favorables qui y exercent des fonctions d’employés. Au niveau de sa gestion, il est particulièrement reproché à Barthélémy d’être au centre de nombreuses malversations financières. « Sa gestion est pire que celle de l’équipe précédente » se sont plu à défendre les conseillers qui se démarquent des actes de gestion posés par Barthélémy et « son équipe restreinte ». Tel un leitmotiv, les jeunes conseillers qui se sont démarqués de la gestion de Barthélémy n’ont cessé de clamer « Il nous a trompé et sa gestion est pire que celle de Aminata Sokhena Thiam. Il y a une nébuleuse dans les gestions des fonds alloués aux secours, au soukarou kor et en plus, nous ne comprenons pas comment il est arrivé à donner un marché de 3 millions à un prestataire pour le câblage internet de la mairie. Mais, le clou des dénonciations s’est précisé quand les jeunes conseillers de Sacré-Cœur –Mermoz se sont employés à citer deux conseillers dans l’entourage proche du maire qui passent le plus clair de leur temps à arnaquer des citoyens pour leur soutirer des sommes importantes au nom de Barthélémy qui, de l’avis des compagnons de Moussa Diakhaté affiche un silence complice. C’est ainsi qu’à Sacré Cœur- Mermoz circule un enregistrement sur Cd dont la copie a été donnée aux autorités administratives et qui fait état d’un procédé vicieux qui tend à soutirer de l’argent à certains opérateurs installés sur le territoire communal, au nom de Barthélémy Diaz. Dans ce Cd, un proche de Barthélémy Diaz, en l’occurrence le conseiller municipal Philippe Dasylva, président de la commission sportive et chargé de mission du maire est en entretien avec Ndiawar Guèye, l’époux à l’ancienne maire Aminata Sokhna Thiam. Selon les jeunes conseillers, la mairie reste devoir à l’entrepreneur Ndiawar Guèye 14 millions. Et Philippe Dasylva l’a convoqué dans un hôtel pour lui dire que son bon est prêt mais le maire Barthélémy souhaite qu’avant de le lui délivrer, encaisser 3. 500. 000 francs en espèces, pas en chèque. Les éléments de la conversation enregistrés par l’entrepreneur sont aujourd’hui disponibles sur Cd, nous ont signalés les jeunes conseillers. De plus, Baba car Dièye, le gérant du parking au niveau de la commune d’arrondissement est venu témoigner au cours de ce point de presse qu’il a été l’objet d’un harcèlement de la part de la conseilleuse Dieng, membre du cabinet du maire et responsable de la voirie dans ladite commune. Ce dernier est venu me dire que pour pouvoir continuer mes activités, je devrais lui remettre la somme de 1. 000. 000, ce que j’ai refusé, étant donné que j’emploie au moins 6 jeunes. Cette pratique également est mise sur le dos de Barthélémy qui, de l’avis des jeunes conseillers tire les ficelles en mettant à contribution ses plus proches collaborateurs.

Moussa DIA

jeudi 1 octobre 2009

Catastrophe naturelle - Indonésie - Séisme



Au moins 1100 morts après le double séisme qui a frappé Sumatra


Au moins 1100 personnes ont péri dans le double séisme qui a secoué la ville de Padang, sur l'île indonésienne de Sumatra. Les secours craignent que le bilan ne s'élève à plusieurs milliers de morts. Jeudi 01 octobre 2009
Par FRANCE 24 (texte) / Julien FANCIULLI (vidéo)
Réagir (5) Imprimer save D’après un bilan établi jeudi soir par le secrétaire général adjoint de l'ONU pour les affaires humanitaires, au moins 1100 personnes ont péri à la suite du puissant séisme de magnitude 7,6 qui a frappé, mercredi, la ville de Padang, dans l'île de Sumatra.
Et la terre a de nouveau tremblé, jeudi matin, avec un séisme de magnitude 6,8 sur l'échelle de Richter localisé à environ 150 km au sud de Padang. Si la réplique "était moins forte que celle qui a touché Sumatra hier soir (…) il est trop tôt pour avoir une idée précise des dégâts", précisait, jeudi matin, Solène Honorine, la correspondante de Radio France internationale (RFI) sur place.


Nul doute que le bilan devrait considérablement augmenter, au fur et à mesure que seront engagées les recherches dans les décombres des maisons et immeubles qui se sont écroulés dans cette ville portuaire de 900 000 habitants. Selon les autorités, le puissant séisme a probablement tué plusieurs milliers de personnes, toujours ensevelies.



10 millions de dollars débloqués

"Les opérations de secours sont en cours, 10 millions de dollars ont été débloqués pour l’assistance d’urgence, et l’armée est déjà arrivée sur place", constate Solène Honorine.

"La région est en état de choc"

Par Cyril PAYEN , envoyé spécial à Padang
Mais il faudra probablement du temps pour retrouver les corps ensevelis sous les décombres des imposants bâtiments qui n’ont pu résister aux secousses : des écoles, des hôtels, l’hôpital, l’université et même le marché de Padang. D’autant plus qu’il reste "difficile d’accéder à la ville car le tremblement de terre a entraîné des glissements de terrain qui ont coupé certaines routes", précise notre correspondante à Jakarta.
Alors que l’Australie a déjà offert son aide et que des équipes de sauveteurs britanniques sont attendus, jeudi, à Sumatra, le gouvernement indonésien pourrait faire appel à l’aide internationale.