
L'attente au Gabon après l'élection présidentielle (L'Express 31/08/2009) Le Gabon attend les premiers résultats de l'élection présidentielle consécutive au décès d'Omar Bongo que son fils, Ali Ben Bongo (photo), abordait en favori. L'ancien ministre de la Défense doit toutefois compter avec la concurrence d'un autre ancien allié de son père et ex-ministre de l'Intérieur, André Mba Obame.Dans cette élection à un seul tour, Ali Ben Bongo, le favori, doit compter avec la concurrence de l'ex-ministre de l'Intérieur André Mba Obame.
Le Gabon attend les premiers résultats de l'élection présidentielle consécutive au décès d'Omar Bongo que son fils, Ali Ben Bongo, abordait en favori.L'ancien ministre de la Défense doit toutefois compter avec la concurrence d'un autre ancien allié de son père et ex-ministre de l'Intérieur, André Mba Obame, qui a su fédérer une partie de l'opposition autour de lui et dont la télévision gabonaise a laissé entendre qu'il avait réalisé de bons scores dans certaines circonscriptions.Les autorités ont renouvelé dans la soirée leurs appels au calme. "Nous avons commencé cela dans le calme, continuons dans le calme", a déclaré la présidente par intérim, Rose Francine Rogombe, qui a demandé aux candidats d'accepter les résultats de cette élection à un seul tour et de ne pas envoyer leurs partisans dans la rue.Ministre de la Défense dans le gouvernement de son père, Ali Ben Bongo a d'abord paru s'acheminer sans difficulté vers la victoire après une campagne bien financée pour laquelle il avait le soutien du Parti démocratique gabonais (PDG).Mais le désistement tardif de cinq candidats d'opposition en faveur d'André Mba Obame a quelque peu modifié la donne."Une lame de fond de l'opposition est en train de monter contre le favori Ali Ben, qui devra en tenir compte s'il arrive au pouvoir", a noté Kissy Agyeman-Togobo, analyste auprès de IHS Global Insight.Rumeurs d'irrégularitésDes témoins ont signalé des retards dans un certain nombre de bureaux de vote de Libreville, la capitale, où les responsables électoraux ont dû attendre la livraison du matériel attendu."Lorsque nous sommes arrivés ici, les urnes n'étaient pas en place. Nous avons dû installer les isoloirs nous-mêmes", a rapporté Daniel Adamdi, habitant de Libreville.Des investisseurs ont minimisé les risques de troubles, mais des rumeurs d'irrégularités ont circulé et certaines observateurs craignent des débordements à mesure que les résultats seront égrenés, à compter de lundi.Le chef d'une mission internationale chargée d'observer le déroulement du scrutin a toutefois jugé que les procédures de vote semblaient avoir été généralement acceptables en dépit de l'attentat parfois longue. "En termes généraux, cela a très bien commencé", a ajouté Daniel-Franck Idiata.Omar Bongo est mort en juin à Barcelone après avoir dirigé pendant plus de 41 ans le Gabon, petit pays de 1,5 million d'habitants épargné par les conflits ethniques et qui est le cinquième producteur de pétrole de l'Afrique subsaharienne.Son fils, qui est âgé de 50 ans, a quitté le ministère de la Défense après s'être vu reprocher par l'opposition de bénéficier d'un avantage injustifié dans la campagne en restant à ce poste. Les analystes notent cependant qu'il conserve une forte influence sur l'Etat et l'appareil du PDG.Dans une interview accordée cette semaine à France Inter, Ali Bongo a prévenu: "Il est clair que nous n'accepterons pas le désordre (...) la rue n'appartient à personne."Les frontières maritimes et terrestres du pays sont fermées jusqu'à jeudi minuit. Des témoins ont signalé des agents de sécurité armés aux abords de bureaux de vote de la capitale, notamment dans les quartiers connus comme des bastions de l'opposition.Dans le système électoral à un tour du Gabon, le candidat qui obtient le plus de voix est déclaré vainqueur, même s'il ne réunit pas la majorité absolue.Le Gabon exporte du pétrole depuis les années 1960, mais la plus grande partie de sa population vit dans la pauvreté et, après des années de contrôle sans faille, la fin du règne d'Omar Bongo a été assombrie par l'ouverture d'enquêtes sur son énorme fortune personnelle en France.Les réserves pétrolières du pays diminuant peu à peu, plusieurs candidats - dont Ali Bongo - ont jugé venu le temps de diversifier l'économie gabonaise.
Mandiaye Petty BADJI
trop cool ton blogs man ta pas encore fini de nous surprendre
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