
«Les enfants de la banlieue exposés aux maladies sexuellement transmissibles»
Le Sénégal, quoi qu’on dise est en avance sur la jugulation des maladies sexuellement transmissibles, mais on sait bien que nous sommes comme les autres en matière de rapports sexuels (nous, au masculin comme au féminin). Il y a de cela quelques temps un container de préservatifs était descendu sur Dakar. Les gens avaient crié gare. Mais comme le ouolof dit en se préservant de l’incendie, il ne faut pas allumer une brousaille. L’enfant, qui n’y connaît rien appellera ce sachet en plastique «mankhe». C’est pourquoi il en joue en les gonflant. Allons dans un quartier le mieux attaqué par le fléau (nous espérons qu’ils nous pardonnerons, puisqu’on crêche dans le même patelin ou dans les environs et nos enfants traînent comme les autres).
Une femme de la trentaine enceinte nommée F. D, habitant le quartier célèbre de Khare Yalla nous a mis la puce à l’oreille avec une démonstration de visu. Il se passe des choses dramatiques dans cette localité de Grand Yoff. Tôt le matin, les sachets de préservatifs discutent la rue avec d’autres sachets. Au moment où le préservatif est considéré comme un moyen sûr de freiner la pandémie du Sida dans notre société, l’indiscipline comportemental crée une véritable bombe dans la banlieue. «Dans les années 80 il était impossible de voire un préservatif aussi facilement qu’aujourd’hui», dira le sieur Idrissa Diédhiou, mari de Fatouding et père de l’enfant qui a failli jouer avec le sachet contenant encore du sperme, fruit d’un rapport d’un individu inconscient, qui, après usage, a jeté dans la rue sa protection d’un temps. L’enfant âgé de 1 an et 3 mois a cru avoir un jouet dans ses mains. «Je suis indigné, et cela me fait détester tous ses produits dont la distribution n’est pas accompagné d’une certaine éducation pour juguler les effets corollaire ». Poursuivant son propos, notre interlocuteur, interloqué poursuit : «Ceux là qui distribuent les préservatifs sont coupables, s’il arrive quelque chose à ma fille… Car on ne donne pas à des gens non éduqués un bouclier pour se défendre, sans pour autant leur apprendre à détruire leur protection après usage».
Notre équipe a fait une investigation au petit matin dans le quartier et nos doutes demeurent très clairs. A chaque coin des rues on retrouve facilement des préservatifs à chaque espace de la rue. Pour dire que précaution d’hygiène, sans.
Alla, un tapissier qui se rendait tôt le matin à son lieu de travail trouve tout près de son atelier un préservatif déjà utilisé qu’il n'a pas accepté de toucher. L’interpellant sur l’acte, il nous répond : «toucher le préservatif causerait des doutes sur sa personne, celui qui l’a utilisé n’avait qu’à prendre ses précautions». La stigmatisation autour des choses insignifiantes continue de gangrèner nos quartiers. Ainsi dans chaque localité de la commune les canalisations sont aussi des préservatifs parce bloquant toute circulation des eaux, autant leur nombre n’est plus à dire.
Les officines, pharmacies et plusieurs bars distribuant ses produits étant un mal nécessaire vous diriez qu’ils en distribuent à la pelle. Malheureusement pour les enfants, un pharmacien nous a simplement dit «je me contente de vendre les préservatifs car ceux qui viennent acheter sont des personnes majeures ! On en déduit que le client est sensé savoir tout se qui tourne au tour du préservatif même après usage». Un autre pharmacien a tenté d’être dans la peau de celui qui a besoin du préservatif. «Pensez-vous qu’il aura le temps et l’esprit de comprendre ce que vous allez lui expliquer ?» Pour compte fait, avoir un préservatif n’était pas chose difficile. Dans certains centres de santé comme l’ASBEF et d’autres structures sanitaires ont les distribuent gratuitement. La facilité dans la procuration du préservatif crée sa banalité pour plusieurs individus après usage.
Les facteurs à risque du Vih/Sida au SénégalAu Sénégal nos experts de la santé ont le plus souvent l’habitude de dire que le taux de prévalence du Vih/ Sida est de 0,2%. Un chiffre insignifiant par rapport à l’Afrique Sud ou la Cote d’Ivoire et on en passe. Cependant nous l’impression que les recherches ne sont pas très effectives sur les facteurs à risque. Plusieurs faits en l’occurrence l’homosexualité accrue chez les adolescents, la prostitution clandestine, les viols et le cas des préservatifs jetés après usage démontrent que le taux de prévalence du Vih peut être revu à la hausse d’ici quelques années. Il est urgent de prendre des mesures préventives de sensibilisation pour la protection des enfants des quartiers populaires face à ce phénomène.
Mandiaye Petty BADJI
Le Sénégal, quoi qu’on dise est en avance sur la jugulation des maladies sexuellement transmissibles, mais on sait bien que nous sommes comme les autres en matière de rapports sexuels (nous, au masculin comme au féminin). Il y a de cela quelques temps un container de préservatifs était descendu sur Dakar. Les gens avaient crié gare. Mais comme le ouolof dit en se préservant de l’incendie, il ne faut pas allumer une brousaille. L’enfant, qui n’y connaît rien appellera ce sachet en plastique «mankhe». C’est pourquoi il en joue en les gonflant. Allons dans un quartier le mieux attaqué par le fléau (nous espérons qu’ils nous pardonnerons, puisqu’on crêche dans le même patelin ou dans les environs et nos enfants traînent comme les autres).
Une femme de la trentaine enceinte nommée F. D, habitant le quartier célèbre de Khare Yalla nous a mis la puce à l’oreille avec une démonstration de visu. Il se passe des choses dramatiques dans cette localité de Grand Yoff. Tôt le matin, les sachets de préservatifs discutent la rue avec d’autres sachets. Au moment où le préservatif est considéré comme un moyen sûr de freiner la pandémie du Sida dans notre société, l’indiscipline comportemental crée une véritable bombe dans la banlieue. «Dans les années 80 il était impossible de voire un préservatif aussi facilement qu’aujourd’hui», dira le sieur Idrissa Diédhiou, mari de Fatouding et père de l’enfant qui a failli jouer avec le sachet contenant encore du sperme, fruit d’un rapport d’un individu inconscient, qui, après usage, a jeté dans la rue sa protection d’un temps. L’enfant âgé de 1 an et 3 mois a cru avoir un jouet dans ses mains. «Je suis indigné, et cela me fait détester tous ses produits dont la distribution n’est pas accompagné d’une certaine éducation pour juguler les effets corollaire ». Poursuivant son propos, notre interlocuteur, interloqué poursuit : «Ceux là qui distribuent les préservatifs sont coupables, s’il arrive quelque chose à ma fille… Car on ne donne pas à des gens non éduqués un bouclier pour se défendre, sans pour autant leur apprendre à détruire leur protection après usage».
Notre équipe a fait une investigation au petit matin dans le quartier et nos doutes demeurent très clairs. A chaque coin des rues on retrouve facilement des préservatifs à chaque espace de la rue. Pour dire que précaution d’hygiène, sans.
Alla, un tapissier qui se rendait tôt le matin à son lieu de travail trouve tout près de son atelier un préservatif déjà utilisé qu’il n'a pas accepté de toucher. L’interpellant sur l’acte, il nous répond : «toucher le préservatif causerait des doutes sur sa personne, celui qui l’a utilisé n’avait qu’à prendre ses précautions». La stigmatisation autour des choses insignifiantes continue de gangrèner nos quartiers. Ainsi dans chaque localité de la commune les canalisations sont aussi des préservatifs parce bloquant toute circulation des eaux, autant leur nombre n’est plus à dire.
Les officines, pharmacies et plusieurs bars distribuant ses produits étant un mal nécessaire vous diriez qu’ils en distribuent à la pelle. Malheureusement pour les enfants, un pharmacien nous a simplement dit «je me contente de vendre les préservatifs car ceux qui viennent acheter sont des personnes majeures ! On en déduit que le client est sensé savoir tout se qui tourne au tour du préservatif même après usage». Un autre pharmacien a tenté d’être dans la peau de celui qui a besoin du préservatif. «Pensez-vous qu’il aura le temps et l’esprit de comprendre ce que vous allez lui expliquer ?» Pour compte fait, avoir un préservatif n’était pas chose difficile. Dans certains centres de santé comme l’ASBEF et d’autres structures sanitaires ont les distribuent gratuitement. La facilité dans la procuration du préservatif crée sa banalité pour plusieurs individus après usage.
Les facteurs à risque du Vih/Sida au SénégalAu Sénégal nos experts de la santé ont le plus souvent l’habitude de dire que le taux de prévalence du Vih/ Sida est de 0,2%. Un chiffre insignifiant par rapport à l’Afrique Sud ou la Cote d’Ivoire et on en passe. Cependant nous l’impression que les recherches ne sont pas très effectives sur les facteurs à risque. Plusieurs faits en l’occurrence l’homosexualité accrue chez les adolescents, la prostitution clandestine, les viols et le cas des préservatifs jetés après usage démontrent que le taux de prévalence du Vih peut être revu à la hausse d’ici quelques années. Il est urgent de prendre des mesures préventives de sensibilisation pour la protection des enfants des quartiers populaires face à ce phénomène.
Mandiaye Petty BADJI
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